Elle arrive dimanche à Alger : Une délégation de la Banque Mondiale au chevet de l’économie

Hafez-Ghanem

Le Fond monétaire international (FMI) dont est membre l’Algérie pourrait, si la crise financière venait à perdurer, être sollicité une deuxième fois, pour prescrire une ordonnance sans doute difficile à supporter.
Bien que la situation de l’économie algérienne ne soit pas catastrophique, compte tenu du matelas de 100 milliards de dollars de réserve de change, elle demeure tout de même préoccupante.
Et pour éviter le cruel scénario d’un ajustement structurel comme celui de 1994, les institutions multilatérales comme la Banque Mondiale et le FMI montrent à l’Algérie la conduite à tenir pour faire face au contre-choc pétrolier.
C’est dans ce cadre qu’intervient l’arrivée à Alger demain dimanche du vice-président du groupe de la Banque mondiale pour la région Afrique du Nord et Moyen-Orient (Mena), Hafez Ghanem (photo), pour discuter des perspectives de développement de l’économie algérienne.
M. Ghanem, dont c’est la deuxième visite en Algérie, sera accompagné de plusieurs responsables de la BM notamment, de Marie Françoise Marie-Nelly, la directrice du département Maghreb, M. Demba Ba, le représentant résident de la BM à Alger, et d’un haut responsable de la SFI, George Ghorra.
Durant cette visite de quatre jours, M. Ghanem aura plusieurs entretiens avec les autorités algériennes, selon une source citée par l’APS. Il sera aussi question durant les discussions avec les décideurs, des «priorités économiques» de l’Algérie à moyen et à long terme ainsi que «l’état de coopération» entre l’Algérie et cette institution de Bretton Woods.
Il faut savoir que la Banque mondiale fournit à l’Algérie une assistance technique remboursable (ATR) à l’appui de son programme de développement. Il s’agit d’un instrument par lequel des pays non emprunteurs comme l’Algérie et les pays du Golfe engagent une coopération avec la banque internationale pour la reconstruction (BIRD) Il et SFI, deux institutions spécialisées du groupe de la Banque mondiale.
L’ATR est une opération prise en charge sur le budget des secteurs qui souhaitent y recourir dans le domaine de l’expertise et des services conseils où la Banque mondiale est plus compétitive, précise la même source.
La chute brutale et soutenue des cours du pétrole a complètement chamboulé les perspectives de l’économie algérienne qui dépend presque à 98% des recettes des hydrocarbures.
Plusieurs acteurs politiques et économiques craignent que le pays ne soit obligé de recourir à l’endettement extérieur pour financer son déficit budgétaire qui se creuse chaque année un peu plus.

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